Police provinciale de l’Ontario – Un siècle de services policiers
Le 13 octobre 1909, un décret provincial ordonnait la création du corps policier de la « Police provinciale de l’Ontario » – un service permanent d’agents de police salariés. Depuis ses tout débuts jusqu’à nos jours, ce qui a fait la force de la Police provinciale de l’Ontario, ce sont ses membres.
Les origines de la Police provinciale de l’Ontario remontent au XIXe siècle lorsque John Wilson Murray, le premier détective en matière criminelle à plein temps et rémunéré de la province, a commencé en 1875 une carrière qui allait durer 31 ans. Jusqu’à la formation de la Police provinciale de l’Ontario, un effectif réduit de détectives du gouvernement travaillait pour le bureau du Procureur général, et c’est à cette époque qu’un bon nombre de ces « agents provinciaux » se sont joints à la désormais officielle Police provinciale de l’Ontario.
Le quartier général de la Police provinciale de l’Ontario s’est alors établi à Queen’s Park, à Toronto, avec des bureaux divisionnaires à Niagara Falls et à Cobalt. Le surintendant Joseph E. Rogers, premier chef de la Police provinciale de l’Ontario, comptait cinq inspecteurs et 45 agents sous ses ordres. Au cours de ces premières années, de nombreux agents travaillaient seuls, sans communication téléphonique ou radio, ni véhicules motorisés. Dans le Nord, le mode de transport le plus courant était le train.
Au cours des années 1920, les nominations successives de deux militaires au poste de commissaire ont permis de définir les caractéristiques de la nouvelle organisation en croissance, avec l’ajout d’ordres permanents, de numéros d’insigne ainsi que d’uniformes et d’insignes de style militaire.
En 1930, des membres du personnel du Department of Public Highways se sont joints à la patrouille de motocyclistes de la Police provinciale de l’Ontario. En 1941, l’achalandage de plus en plus important des autoroutes de l’Ontario a entraîné l’avènement de voitures de patrouille identifiées – créant ainsi le lien indélébile entre la voiture noire et blanche et l’agent de patrouille.
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement s’est servi de bénévoles pour aider à assurer la sécurité provinciale – les prédécesseurs du Programme de police auxiliaire (1960). En 1947, le lancement par la Police provinciale de l’Ontario du système radio de police le plus moderne au Canada inaugurait une nouvelle ère en matière de communications. En 1956, 75 pour cent des membres étaient occupés à appliquer le Code de la route, ce qui reflétait l’accroissement important du nombre de véhicules sur les routes. Peu après, la Police provinciale de l’Ontario utilisait pour la première fois un ARAP (appareil respiratoire autonome de plongée) et commençait à se déplacer en motoneige dans le Nord.
Les années 1960 ont été caractérisées par une réorganisation majeure de la Police provinciale de l’Ontario, entreprise par le commissaire Eric Silk. Ce qui a suivi a été une période de croissance rapide par le biais de la modernisation, de la diversité et de la formation. En 1965, la Police provinciale de l’Ontario a été le premier service de police au Canada à mettre en application le Code la route depuis la voie des airs.
En 1974, la Police provinciale de l’Ontario a recruté les premières femmes policières pour des tâches en uniforme. En 1977, la Police provinciale de l’Ontario a joué un rôle important dans la mise au point du premier laser au monde qui allait servir à l’identification médico-légale. Les années 1980 ont vu l’efficacité s’accroître grâce aux améliorations dans les télécommunications et la technologie informatique, la conception d’uniformes plus confortables et pratiques, et l’arrivée des premières vestes anti-balles.
L’ouverture à Orillia en 1995 du Grand Quartier Général, précédemment à Toronto, afin de centraliser les opérations, marquait la première fois où tout le personnel du Grand Quartier Général se retrouvait sous un même toit. Formée à l’origine au cours des années 1960, la Patrouille motocycliste de précision Golden Helmets a repris la route en 1997; le moratoire sur la passation de contrats avec les services de police a été levé, et d’importantes modifications aux uniformes ont permis l’avènement de chapeaux à larges bords et d’uniformes bleu foncé.
En 1998, la commissaire Gwen Boniface est devenue la 12e chef de la Police provinciale de l’Ontario et la première femme à détenir ce grade. L’achat en 1999 d’un avion Pilatus PC 12/45 a permis de développer les services d’aviation en permettant à la Police provinciale de l’Ontario de remplir des missions partout en Ontario et en Amérique du Nord. L’Incident Support Centre (centre d’assistance en cas d’incident) a joué un rôle essentiel dans les préparations de la Police provinciale de l’Ontario à l’aube du nouveau millénaire (an 2000), qui est arrivé sans incident.
Les attaques terroristes du 11 septembre 2001 à New York ont eu des répercussions importantes sur la Police provinciale de l’Ontario et sur la réponse proactive et réactive aux situations d’urgence. La création en 2001 de l’Équipe provinciale d’intervention en cas d’urgence, en 2002 de la Section provinciale de la lutte contre le terrorisme et en 2003 des Services de sécurité de la Police provinciale de l’Ontario à Queen’s Park à Toronto, ont fait de la Police provinciale de l’Ontario un chef de file en matière de gestion des situations d’urgence.
La Division de la sécurité routière a été mise en place en 2005, avec comme priorité la réduction des blessures et des décès causés par les collisions entre véhicules automobiles. En 2006, on a installé des barres de signalisation DEL sur les voitures de patrouille pour en accroître la visibilité et améliorer la sécurité des agents.
Toujours en 2006, le commissaire Julian Fantino a été assermenté à titre de 13e chef de la Police provinciale de l’Ontario. À la lumière des solides traditions de l’organisme, il a réintroduit en 2007 les voitures de patrouille en noir et blanc, et en 2008, il a annoncé le retour de la casquette.
La Police provinciale de l’Ontario s’acquitte des exigences de son mandat comme l’un des plus importants services policiers en Amérique du Nord; en 2008 elle compte 5 900 membres en uniforme, 2 600 membres civils et 850 membres auxiliaires. Notre mission : « L’excellence dans les services policiers grâce à notre personnel, à notre travail et à nos relations » guide chaque membre vers la réalisation de notre vision d’ensemble : Les collectivités sécuritaires… la sûreté pour l’Ontario.
L’année 2009 marque le centième anniversaire de la Police provinciale de l’Ontario, une réalisation clé en matière de services aux citoyens de l’Ontario. Cette année n’est pas seulement une célébration du passé, elle constitue également un nouvel engagement d’excellence dans le maintien de l’ordre tout au long du prochain siècle.